Comme nous l'annoncions dans notre article du 31 août dernier, Paris a été le lieu de rencontre des victimes de l'amiante.
A l'appel de l'ANDEVA dans le contexte difficile que nous connaissons, 4000 personnes, victimes familles ou solidaires ont
défilé dans le calme et avec dignité dans la capitale.
L'Andeva et l'ensemble des associations de son réseau ont réclamé une nouvelle
fois la tenue d'un grand procès de l'amiante.
Depuis 1996 date de dépôt des premières plaintes, les associations se battent pour obtenir les moyens nécessaires à l'instruction. D'après l'OCLAESP (office central de lutte contre les atteintes
à l'environnement et à la santé publique), l'enquête ne devrait pas s'achever avant 2014. Un scandale !
La programmation de la suppression du juge d'instruction, si elle se confirmait signerait un "un
enterrement pur et simple" des affaires de santé publique et de l'amiante en particulier. Le parquet ayant jusqu'à ce jour souvent classé sans suite les
plaintes liées à l'amiante.
Deux syndicats de la magistrature: l'USM et l'AFMI, ont défilé symboliquement aux côtés des amiantés pour le maintien du juge d'instruction.
Pour tous la suppression du juge est une menace sérieuse de l'un des pilliers de notre démocratie qui est l'indépendance des pouvoirs. Cela va bien au delà de la
problèmatique de l'amiante.
La manifestation nationale du 10 octobre 2009
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