Après nos derniers articles :
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- 6 juillet 2011 "Procès pénal en ITALIE"
- 7 juillet 2011" Pourquoi pas en France ?"
De nouveaux éléments viennent étayer la possibilité de l'ouverture d'un procès pénal de l'amiante en France. Selon l'information du journal "le Parisien":
D'anciens cadres d'hôpitaux parisiens sont convoqués par une juge d'instruction.
Plusieurs
dizaines de salariés de ces établissements ont en effet contracté des maladies liées à l'amiante.Après l'université de Jussieu à
Paris et plusieurs entreprisesprivées (Ferodo, Valeo,Alstom Power Boilers, etc.), le dossier amiante va toucher de plein fouet les hôpitaux de Paris, en entrant dans sa phase judiciaire : à partir d'aujourd'hui, selon nos informations, les anciens responsables d'hôpitaux parisiens sont convoqués au tribunal de grande instance (TGI) de Paris par la juge Marie-Odile Bertella-Geoffroy, spécialisée dans les affaires de santé publique, en vue d'une possible mise en examen.
Contactée, cette dernière - qui a notammentintruit les affaires du. sang
contaminé, de l'hormone de croissance ou encore de la vache folle -
indique: « Le dossier de l'amiante dans les hôpitaux fait partie des
affaires que je traite en ce moment ».
Les personnes convoquées « en vue de première comparution », pour la plupart
d'anciens directeurs d'hôpitaux et un ingénieur; sont mises en cause
pour
« non-respect de la réglementation sur l'amiante ». « mise en
danger de la vie d'autrui », « blessure involontaire» et «
homicide involontaire ».
Des dizaines de décès
Des reproches sérieux, dans un dossier lourd en termes de vies humaines :
aujourd'hui, une centaine d'employés ou anciens employés de l'Assistance
publique -Hôpitaux de Paris (Ap-HP) - essentiellement des ouvriers - ont
des problèmes de santé (cancers de la plèvre ou broncho-pulmonaires notamment)
directement liés à l'amiante. Plusieurs dizaines de décès ont été officiellement
reconnus comme imputables à cette pathologie professionnelle.
Le dossier est parti en 2007 de l'hôpital Saint-Louis à Paris. A l'époque, la
CGT-Unsa avait décidé de porter plainte. Une fois l'information judiciaire
lancée, pendant plus de trois ans, la « section recherches » de la gendarmerie
de Paris a mené un travail de fourmi, enquêtant à Saint-Louis, mais
aussi dans la plupart des 39 autres établissements de l'AP-HP (exception
. faite des plus modernes comme l'Hôpital européen Geolges-Pompidou).
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