Le 9 avril 2011, nous présentons une pièce de théâtre
La Troupe La Langue Fourchue Du Papillon
et Allo Amiante proposent
« Qu’est ce que vous voulez de plus ? »
Le combat des veuves de l’amiante
Pièce de théâtre en un acte ou les acteurs portent un regard sans concession sur le dur combat des victimes.
La veuve, le médecin, l’avocat, l’industriel, « vivent » leur parcours amiante
Le Comité d'Entreprise Régional SNCF est partenaire de cette manifestation. La réservation est ouverte:
tél Allo Amiante 05 56 91 60 69 mail allo-amiante@orange.fr
CER tél: 05 47 47 26 60 mail cer.sncf.accueil@wanadoo.fr
|
Le 9 avril 2011 à 16 h 30 salle Point du jour Pierre Tachou à Bordeaux Bacalan Présentation d’une pièce de théâtre par la troupe La langue Fourchue du Papillon
« Qu’est ce Que Vous Voulez de Plus ? » ou le combat des veuves de l’amiante La veuve, le médecin, l’avocat, l’industriel « vivent » leur parcours amiante |
Lettre d'accompagnement
Madame, Monsieur
Nous n’allons pas refaire le procès de l’amiante en tant que « produit miracle ». Ses qualités, largement démontrées associées à son faible prix de revient et, malgré sa nocivité reconnue, en ont fait un matériau de pointe dans de nombreux secteurs industriels.
Nous savons maintenant que l’utilisation massive (plus de 150 000 tonnes par an dans notre pays dans les années 1970) était également une réalité dans les pays industrialisés. Pourtant son interdiction en France (tant en fabrication que commercialement) de janvier 1997, n’a pas été suivie d’effet par nos pays voisins. Il a fallu attendre 2005 pour que l’ensemble des pays de la communauté européenne emboîtent le pas de cette décision.
Treize ans après l’interdiction nationale de nombreux édifices privés ou publics sont encore porteurs ou cachent le « produit miracle », mettant en danger de nombreux salariés encore exposés. La qualification « d’or blanc » attribué à l’amiante par les pays anglo-saxon complète cette approche volontairement courte.
Si l’on souhaite être exhaustif, lorsque l’on parle de secteurs industriels utilisateurs d’amiante, il faudrait dire tous les secteurs. Si l’on raisonne en nombre de victimes « les consommateurs » les plus significatifs sont les fabricants de produits ou de matériaux à base du minerai on pense tout naturellement au fibro ciment de chez Eternit, il y en a bien d’autres.
Sont également concernés les utilisateurs directs ou indirects au sein desquels l’usinage ou la simple manipulation de matériels à base d’amiante ont favorisé la catastrophe médicale et sociale que nous connaissons. La construction navale, l’automobile, le chemin de fer, le bâtiment sont à citer parmi les principaux.
De cette réflexion nous éloignons sans l’occulter, toutes les contaminations environnementales, domestiques ou ménagères et les quelques 3500 produits à base d’amiante. Le nombre de victimes : plus de 3000 décès en France par an avec une estimation des plus sérieuse de 100 000 morts d’ici 2025 atteste de l’ampleur de ce phénomène reconnu de santé publique.
Aujourd’hui nous avons souhaité mettre en pleine lumière à Bordeaux, la dure réalité et plus particulièrement le vécu des veuves de l’amiante. Pour accompagner l’irremplaçable ces « courageuses » portent leur sentiment d’injustice et leur courroux : qu’elles traduisent par un devoir de mémoire en expliquant que leur malheur qui mérite justice, n’est pas la conséquence d’une fatalité comme peut l’être un accident de la vie ou une maladie.
La créatrice et metteur en scène Laurence Bonhec, a bâti le scénario à partir de témoignages des veuves : de Cherbourg et surtout de Dunkerque instigatrices, fer de lance d’un mouvement de révolte et d’appel à la justice.
Malgré la dureté du scénario plein de réalité, l’idée d’aborder la problématique de l’amiante sous un angle différent nous a interpellé. Nous avons souhaité le faire partager
le bureau
/image%2F0807711%2Fob_3ebd1f_001.jpg)