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La date du 13 février 2012, restera une date historique pour les victimes de l’amiante

Les condamnations de deux haut dirigeants de la multinationale Eternit : le baron Belge de Cartier de MARCHIENNE et du milliardaire suisse Stéphan SCHMIDHEINY ont fait le tour de la planète. Au-delà de la satisfaction pour les victimes et leur famille de voir justice rendue, le sens que porte ce verdict doit être rappelé.

Le tribunal a également attribué des dommages et intérêts à : l’association des victimes, aux organisations syndicales, à l’INAIL (l’équivalent de notre sécurité sociale), aux institutions locales et régionales, qui ont dû assumer de lourdes dépenses pour assainir la ville de Casale Monferrato entièrement polluée par l'amiante  TURIN-FEV-2012-041.JPG

Cette condamnation pénale est une première mondiale qui résonne comme un avertissement pour tous ceux qui font passer le profit avant la santé des ouvriers.

En France cela fait 16 ans que les premières plaintes pénales ont été déposées et le procès des responsables n’a pas encore commencé. L’instruction confiée aux magistrats spécialisés du pôle de santé publique s’enlise faute de moyens suffisants.

Il faut se souvenir que quelques jours avant noël, la cour d’appel de la Chambre de l’instruction de Paris a annulé les poursuites contre six directeurs d’Eternit et a dessaisi la juge BERTELLA GEOFFROY du dossier.

Alors que le parquet italien, indépendant du pouvoir politique, a joué un rôle moteur, en France le parquet aux ordres freine l’instruction afin de retarder le procès et en diminuer la portée.

Comment admettre que d’un côté des Alpes les empoisonneurs soient condamnés et de l’autre ils soient blanchis avant même d’être jugés

Tag(s) : #Justice

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