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    La Convention de Rotterdam est une convention internationale engagée par le programme des Nations unies pour l’environnement.

Parfois appelée Convention Pic, elle fût ouverte à la signature le 10 septembre 1998. Elle offre la possibilité pour un pays de décider quels sont les produits chimiques ou pesticides dangereux qu’ils veulent bien recevoir et, de refuser ceux qu’ils ne sont pas en mesure de gérer en toute sécurité. La conférence des parties de la Convention de Rotterdam se réunie à Genève. Dans le prolongement de l’action internationale et à la suite du colloque international organisé à Paris en octobre 2012 :  

Un rassemblement est prévu le 7 mai, pour inciter les parties à inscrire l'amiante chrysotile sur la liste des produits dangereux et protester contre les mensonges qui ont paralysé dans le passé la-dite convention.

Le contexte et le sens de la manifestation.

L'amiante est un produit naturel – issu des mines d'amiante – extrêmement dangereux et responsable, selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) de plus de 100 000 morts par an dans le monde. L'amiante est si dangereux qu'il est interdit dans plus de cinquante pays dans le monde, en particulier dans les 27 pays de la communauté européenne mais aussi dans des pays de tous les continents duSéna ANDEVA 12 10 2012 036 globe dont d'anciens gros producteurs comme l'Australie et l'Afrique du Sud et gros consommateurs comme le Japon.

Tous les organismes internationaux sérieux, préoccupés de santé publique demande l'arrêt de l'utilisation de l'amiante, notamment l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation Internationale du Travail (OIT), l'Association Internationale de Sécurité Sociale (AISS), le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), les sociétés savantes d'épidémiologie (JPC-SE) et l'Union Internationale contre le Cancer (UICC). L'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et la Banque Mondiale, ont également tranché en faveur de l'arrêt de l'utilisation de l'amiante.

La Convention de Rotterdam a pour but de contrôler la diffusion de produits dangereux en imposant à minima une information entre les pays sur la dangerosité des produits. Le mécanisme est la procédure de consentement préalable en connaissance de cause applicable à certains produits chimiques et pesticides dangereux qui font l’objet d’un commerce international.

La Convention de Rotterdam indique elle-même sur son site : «Malgré l’entrée en vigueur de la Convention en 2004 et l’inclusion progressive des produits chimiques industriels dans son annexe III, l’absence ou l’insuffisance, dans de nombreux pays en développement, de programmes de réglementation des produits chimiques se traduit par un manque d’outils permettant de protéger efficacement la santé humaine et l’environnement des effets potentiellement nocifs de ces produits.»

Actuellement, l'annexe III – la liste des produits reconnus dangereux pour lesquels une procédure d'information est requise – comprend plus de 40 produits dont toutes les variétés d'amiante, toute sauf une, la variété qui représente plus de 95% de l'amiante commercialisé – l'amiante chrysotile. L'explication de cette aberration tient en un nom : «Canada». En effet le Canada est historiquement le grand producteur d'amiante et le grand propagateur de mensonges sur les méfaits de ce matériau cancérogène. C'est le gouvernement du Canada qui a manœuvré durant les quatre réunions précédentes de la Convention de Rotterdam (en 2004, 2006, 2008, 2011) pour éviter que l'amiante chrysotile soit inscrit dans l'annexe III; pour ce faire le Canada a utilisé l'absurde règle d'usage qui demande le consensus entre les parties. Il s'agit d'une règle d'usage, les textes de la Convention prévoient aussi une possibilité de vote où la majorité est

constituée par les deux-tiers des parties. Requérir le consensus total est absurde car cela donne la possibilité au pays vendeur d'un produit mortel de déclarer sans aucune base scientifique «il est prématuré d'inscrire ce produit dans l'annexe II». C'est ce rôle d'état voyou qui a été tenu par le Canada au mépris de la morale et de la santé publique.

Le Canada a cessé en 2012, pour des raisons économiques, toute production d'amiante et cyniquement le gouvernement canadien a annoncé que, puisqu'il n'y a plus d'intérêts économiques en jeu il renoncerait à saboter la Convention de Rotterdam.

Cependant il est notoire que l'industrie des mines d'amiante de Russie – pays qui représente la moitié de la production mondiale et plus de la moitié des exportations dans le monde – presse les représentants du gouvernement de la fédération de Russie de défendre leurs intérêts. Or la Russie est un des nouveaux signataires de la Convention de Rotterdam et siègera pour la première fois en 2013 ...

L'ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante, France), l'AFEVA (Association des Familles et Victimes de l'Amiante, Italie) et ROCA (Rotterdam Convention Alliance) représenteront lors de la manifestation symbolique du 7 mai 2013, à Genève devant le siège de la Convention de Rotterdam, des groupes de victimes de l'amiante du monde entier.

L'ANDEVA (Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante, France), l'AFEVA (Association des Familles et Victimes de l'Amiante, Italie) et ROCA (Rotterdam Convention Alliance) demandent fermement aux parties (pays) siégeant à la Convention de Rotterdam (7-10 mai) d'enfin inscrire sur la liste des produits dangereux le produit commercial le plus mortel dans le monde du travail, c'est-à-dire l'amiante chrysotile. Nous demandons en particulier que, si l'unanimité des parties n'est pas acquise, la procédure du vote avec une majorité des trois-quarts soit appliquée voir aussi notre article précédent "pour certain cela continue !"

Tag(s) : #L'international

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